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L’Inde

L'action du Groupe Ados. en Inde s’est monté avec le site d'Orly Les Saules, quartier des Navigateurs.

Elle s'articule autour de quelques axes :

  • Une aide aux agriculteurs issus de la « caste intouchable » sur un travail dans les rizières,
  • Une aide à la récolte de cacahuètes,
  • L'apport d'une main d'œuvre à la confection du repas pour les gens du village
  • Une immersion totale au sein des familles du village,
  • Des  temps  d'échanges  et  de  partages  entre  jeunes:  groupe  de  paroles,  activités sportives .
  • Un échange avec le Consul et partenaires d'Auroville
  • Un temps d'échanges avec des jeunes du lycée français
  • Un travail avec notre partenaire sur place l'association INDP
  • Un travail autour des différences culturelles
  • Un temps de découverte sur la culture indienne
  • Une visite d'orphelinat et un échange avec les personnes sur place, notamment à travers un cours de yoga

Le séjour en Inde a eu pour but de permettre aux jeunes Orlysiens de s'exprimer et de vivre dans un contexte différent dans une logique de découverte. Il a facilité le partage d'avis et d'expériences entre jeunes.

Ces échanges ont permis de pointer des différences contextuelles et de relever certains faits : notamment, une orientation politique gouvernementale pour une parité de la scolarité, et une parité homme-femme et enfin pour un démantèlement des castes.

L'année passée, au Sénégal et sur Orly, les jeunes ont été initiés à la plantation et au travail de la terre à travers des temps de préparation et d'actions concrètes autour de la plantation par une mise en œuvre sur une parcelle de terre à Orly dans le cadre de l'opération «Laisser Pousser» menée conjointement avec le partenaire Valophis. Cette année, toujours en partenariat avec Valophis un autre espace y a été octroyé pour planter des rosiers. Ce qui a permis d'acquérir des connaissances  sur  la manière  de travailler  la  terre. Ces  techniques  ont  été  réalisées  avec  les villageois indiens sur leur parcelle de Terre (chantier Inde). Les jeunes ont travaillé en FRANCE avec l'association «  ETC» qui leur a permis de découvrir les coutumes indiennes et pouvoir se questionner sur l'Inde.

Ils ont également activement participé au festival de l'Oh qui avait également pour thème l'Inde. Les jeunes ont défilé en sari. Ils ont préparé l'animation d'un stand à travers la réalisation d'un quizz.

Le chantier humanitaire en Inde, en partenariat avec l'association « INDP » et « ETC», est apparu comme l'aboutissement de tous ces temps de rencontres et de préparations.

 

Le bilan de l'action :

 

L'action du groupe Ado. en INDE :

Pour une ouverture à !'International et un développement global au village de Villupuram (village où vivent des intouchables), les associations locales ont sollicité une intervention et une participation actives du groupe Ados.

Un diagnostic, nécessaire, sur le terrain a été établi en amont; il a permis d'établir des priorités dans l'échelle des interventions possibles.

Ainsi se sont définis les ateliers et les interventions qui suivent :

 

 

  • L'association des élèves et étudiants du lycée français de Pondichery
  • Le travail en partenariat avec les intouchables aux champs
  • Le partenariat avec la cité écologique Auroville
  • Le partenariat avec les fabricants de cordes écologiques
  • L'association« INDP»
  •  Temps d'échange avec les jeunes en formation de l'association INDP

 

 

Le séjour en Inde raconté :

 

Après vingt heures de trajet, nous nous sommes installés dans notre hôtel/guest house. Puis, nous sommes partis honorer notre rendez vous avec le Consul. Durant ce temps d'échange, nous lui avons expliqué le but de notre action et toute sa préparation. Ainsi, le Consul nous a orientés vers M. Jou en fondateur d'Auroville et partisan du système écologique afin que nous puissions travailler en collaboration sur le tri en Inde. Ensuite, nous avons échangé avec les jeunes et adultes du lycée français. Les grandes thématiques abordées ont été : la scolarité, l'émancipation des femmes , les uniformes, les coutumes, l'accès à la scolarité, la prévention santé et sexualité.

Nous avons visité la ville de Pondichéry et sa banlieue où nous avons découvert l'histoire de l'ancien comptoir français, les temples indous, les éléphants, les monuments historiques …

Le travail aux champs s'est déroulé sur plusieurs étapes:

lère étape:

  1. Préparation de la terre
  2. Fabrication d'engrais naturels biologiques
  3. Nous avons taillé des feuilles d'arbres que nous avons mis dans la terre préalablement mouillée  ou à  l'intérieur  se trouvait  le compost   « bouse de vache,  peau de fruits  et légumes… »
  4. Nous avons piétiné les branches afin qu'elles pénètrent la terre, et qu'elles fassent des pousses de riz
  5. Une fois les pousses germées, elles sont replantées dans la rizière et forme des épis de blé, puis le riz est récolté.

 

2ème étape:

Récolte des cacahuètes

Au village

Nous avons travaillé sur deux hectares, il a fallu arracher les plantations selon la méthode enseignée par les agriculteurs. Ensuite, il fallait trier les cacahuètes et les entreposer dans un bac spécial. Les branches servaient de nourriture aux animaux et les cacahuètes récoltées servent à produire de l'huile, des crèmes.. Nous avons préparé le repas, un groupe est parti chercher de l'eau au puits tandis que les autres préparaient  les  légumes.  Nous  avons  partagé  le  repas  avec  les  habitants  du  village  dit « intouchables ». Nous avons échangé sur la vie quotidienne, les différences entre l'Inde et la France, la scolarité,  beaucoup d'émotions  en sont  ressorties.  Par ailleurs,  l'économie du pays fait qu'il y a énormément de coupures d'électricité donc pas de lumière et pas d'eau courante .

Le phénomène  caste  ne s'est  pas fait  ressentir, ils ont  apprécié  l'échange  libre, avec  aucune différence, aucune supériorité. Les jeunes ont pu parler de leur difficulté en France concernant

le travail, le logement et le coût de la vie. Nous avons été touchés par  la  générosité  des villageois qui n'ont pas hésité à partager le repas avec nous. Sachant que leur salaire  est d'environ  trois  euros  par  mois.  Ceux-ci  vivent  exclusivement   de  leur  récolte.  Ils  nous  ont expliqué que beaucoup de villageois renoncent à travailler aux champs car le gouvernement les embauche pour travailler sur les terres de l'Etat pour un salaire de huit euros . De fait, ils préfèrent travailler pour l'Etat plutôt que de travailler sur leur terre et craindre une mauvaise récolte. Nous avons également pu avoir  un cours de lecture et de langue Tamoul avec le professeur et doyen du village.

Après ce long travail, nous avons eu quelques temps de plaisir tels que les fêtes traditionnelles, la fête de !'Indépendance de l'Inde, les visites des marchés traditionnel, les baignades à la piscine et la plage, et enfin la pose du henné.

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